Contexte organisationnel et du projet:
L’Organisation régionale africaine de la Confédération syndicale internationale (CSI-Afrique), par l’intermédiaire de l’Institut africain de recherche et d’éducation sur le travail (ALREI), met en œuvre des activités dans le cadre du projet « Renforcement de la société civile transnationale pour lutter contre la kleptocratie et les flux financiers illicites en Afrique – Phase II ». Le projet est soutenu par le Solidarity Centre et collabore avec des centres syndicaux nationaux et des partenaires de la société civile au Nigeria, en Zambie et en Côte d’Ivoire. Son objectif principal est de renforcer les réseaux nationaux et transnationaux dirigés par les travailleurs, la recherche, le leadership, la protection des lanceurs d’alerte, la sensibilisation du public et le plaidoyer politique en faveur d’une gouvernance responsable et transparente.
Le projet reconnaît que la kleptocratie et les flux financiers illicites ne sont pas des préoccupations abstraites en matière de gouvernance. Ils affectent la disponibilité et la qualité des services publics, la mobilisation des ressources nationales, la marge de manœuvre budgétaire, l’emploi, les salaires, la protection sociale, la sécurité sur le lieu de travail et la capacité des travailleurs et de leurs organisations à participer de manière significative à la gouvernance économique. L’Union africaine et la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique ont également souligné que les flux financiers illicites épuisent les ressources nécessaires au développement de l’Afrique et exigent une action coordonnée aux niveaux national, régional et international .
La mission va donc au-delà d’un simple traitement diagnostique de la corruption et des fuites financières. Elle transformera les recherches par pays en documents d’orientation concis qui identifieront des réformes réalisables, des domaines constructifs de collaboration avec les gouvernements et les responsables, ainsi que des rôles concrets pour les syndicats et la société civile . La formulation et les recommandations doivent rester fondées sur des données factuelles, respectueuses des institutions et axées sur les solutions, tout en préservant l’indépendance analytique.