L’Organisation régionale africaine de la Confédération syndicale internationale (CSI-Afrique, www.ituc-africa.org) exprime sa pleine et indéfectible solidarité avec les travailleurs et le peuple vénézuéliens. La CSI-Afrique s’associe à la déclaration prononcée le 3 janvier 2026 par la Confédération syndicale internationale (CSI) et la Confédération syndicale des travailleurs et travailleuses des Amériques (CSA), par laquelle ces organisations condamnent sans équivoque l’agression militaire ainsi que la violation de l’intégrité territoriale et de la souveraineté du Venezuela par les États-Unis.
La CSI-Afrique condamne sans équivoque le recours à la force militaire pour arrêter le président vénézuélien Nicolás Maduro et son épouse. Un tel acte constitue un usage abusif et inacceptable de la puissance militaire, et représente une violation grave du droit international. Un coup d’État téléguidé de l’extérieur et mené par des moyens militaires équivaut à un acte de guerre qui sape la souveraineté nationale, le droit des peuples à l’autodétermination et les fondements des relations pacifiques entre les États.
L’histoire montre que les actions militaires unilatérales engendrent l’instabilité. Le précédent établi sous l’administration de George H. W. Bush au Panama continuera de servir d’avertissement durable. Répéter de telles actions aujourd’hui risquerait de provoquer des conflits plus vastes et un chaos mondial. Ces actes sont dictés par des considérations géopolitiques unilatérales plutôt que par un engagement sincère en faveur de la démocratie ou des droits humains. Comme toujours, ce sont les travailleurs et les citoyens ordinaires qui en subissent les conséquences les plus lourdes.
L’Afrique sait trop bien les dégâts que peuvent causer les ingérences extérieures. La CSI-Afrique demande donc aux Nations unies de traiter cet acte d’agression de manière impartiale, sans deux poids, deux mesures.
Nous exprimons notre pleine solidarité avec les travailleurs vénézuéliens et appelons à la libération immédiate du président détenu, Nicolás Maduro, ainsi que de son épouse, et à leur retour en toute sécurité à Caracas. Nous demandons également aux États-Unis de mettre fin à la militarisation et à l’occupation illégales du Venezuela.
à l’occupation illégales du Venezuela.
Publié à Lomé (Togo), le 3 janvier 2026.
Le Secrétaire général de la CSI-Afrique
Akhator Joel Odigie